
Le 25 mars 2025, la région de l’Extrême-Nord du Cameroun a été le théâtre d’une nouvelle attaque sanglante perpétrée par le groupe terroriste Boko Haram. Dans la nuit de lundi à mardi, des combattants lourdement armés ont pris d’assaut le camp militaire de Wulgo, situé près de la frontière avec le Nigeria. Selon les informations disponibles, cette offensive a coûté la vie à une dizaine de membres des forces de défense et de sécurité camerounaises, dont un lieutenant de l’armée.
Les assaillants, venus du Nigeria voisin, ont démontré une capacité opérationnelle inquiétante, utilisant des technologies sophistiquées, notamment des drones armés, selon certaines sources locales. Ils ont incendié des véhicules militaires, pillé des munitions et occupé brièvement le camp avant de se replier. Cette attaque marque une escalade dans les tactiques du groupe, qui continue de semer la terreur dans cette région frontalière malgré les efforts des forces multinationales pour l’affaiblir.
L’Extrême-Nord du Cameroun, zone vulnérable en raison de sa proximité avec les bastions de Boko Haram au Nigeria, reste un point chaud de l’insurrection qui sévit depuis plus d’une décennie. Les autorités camerounaises ont déployé des renforts militaires pour sécuriser la zone et traquer les responsables, mais la population locale vit dans une peur constante face à la résurgence de ces violences. Cet événement soulève des questions sur l’efficacité des mesures actuelles face à un ennemi qui semble se réorganiser et s’adapter.